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Sans laisser d'adresse

         Harlan Coben

(2009)

Le pitch:

 

Un appel désespéré de Terese, une ancienne maîtresse, et Myron Bolitar se retrouve à déambuler dans les rues de Paris pour tenter de comprendre l'inenvisageable: la disparition de Terese des années plus tôt, le drame de la perte de son enfant et aujourd'hui le meurtre de son mari dont elle est accusée.
Myron se retrouve alors mêlé à une sombre histoire mettant à nu des secrets de famille longtemps cachés....Entre Paris, Londres et les États-Unis, il traque la vérité, aidé par ses amis de toujours, Esperanza et Win. Il n'hésitera pas à payer le prix fort et mettre sa vie en danger pour secourir Terese, et lui permettre de retrouver sa fille.

 

Mon avis:

 

Térèse Collins est grande, blonde ; elle est magnifique ! Elle a une belle prestance, des yeux bleus aux pupilles cerclées d'or, un port de tête majestueux et les épaules dégagées. Mais Térèse est partie du jour au lendemain, abandonnant tout derrière elle, y compris son histoire avec Myron Bolitar (le très « fameux » agent sportif dont Harlan Coben a fait une série). Bien sûr cette histoire n'était que la rencontre de deux « naufrages » à une époque de leur vie et ne pouvait sans aucun doute pas perdurer raisonnablement au-delà de leur brève mais intense idylle dans une ile paumée 7 ans auparavant. Ils ne connaissaient rien l'un de l'autre. Ils n'ont pas posé de questions. Ils ont juste vécu l'instant « T ». Et la vie a continué….. avec et sans eux…

« Avec » pour Myron, qui vivote une nouvelle histoire avec Ali, une jolie « veuve du 11 septembre ». Histoire qui malheureusement semble sur le point de s'achever. On le sent donc fragilisé, instable moralement, et émotionnellement affecté.

Et, c'est « sans » pour Térèse qui est partie se cacher en Angola pendant plus de 7 ans sans aucun espoir de se reconstruire un jour, à la suite du décès de sa fille de 8 ans dans un terrible accident de voiture où Térèse était aussi.

Dans ce neuvième opus de la série, Myron va donc enquêter pour le compte de son amie Térèse qui a refait surface à Paris à la demande expresse de son ex-mari. Ex, qui se fait rectifier direct avant d'avoir pu entrer en scène et avant de lui avoir révélé à Térèse un secret qui devait bouleverser toute sa vie. Évidemment, Madame devient immédiatement suspecte et Myron de chercher à l'innocenter.

C'est le début de bien des aventures, qui nous emmènera de Paris à New York en passant par Londres, pas toutes toujours très réalistes ces aventures, il faut le dire, mais grosso-modo ça ne marche quand même pas trop mal. J'ai bien aimé le tempo de l'histoire, sa tonalité générale et son propos. Mais vers la fin, je trouve que ça part un peu en vrille! Les péripéties rythmées et sportives de notre héros deviennent du coup plus très crédibles à mon sens et c'est dommage! le suspense est pourtant bien instillé ; l'intrigue tiens bon gré, mal gré, assez bien la route. Cependant, n'étant pas une très grande « fan » de sujets sur le terrorisme et les manipulations génétiques, j'ai donc décroché un peu sur la fin mais pas par la faute de l'auteur du tout!

En tous cas, ça se lit bien, facilement. Pas d'effets de style tarabiscotés, c'est reposant. Surtout que juste avant j'avais « calé » sur un autre policier (pour l'instant je n'ai pas réussi à dépasser les 30 pages !) qui est donc resté au point mort sur ma table de chevet…. J'y retournerai plus tard, surement….

Mais voyez-vous LE problème des livres qui se lisent vite et facilement, c'est que malheureusement on les oublie vite aussi ! J'ai lu quantité de H. Coben et peu m'ont vraiment marqué, en fait, tel les « sous haute-tension », « dans les bois » ou « à quelques secondes près »…. Non, rien depuis « Ne le dis à personne »!

On notera au passage, la galerie de portraits toujours assez fournie, avec les « anciens » comme Win (Windsor Horne Lockwood), le meilleur ami de Myron, un homme étrange et excentrique qui, pour protéger ce dernier, n'hésite pas à utiliser les méthodes les plus radicales et les plus extrêmes. Esperanza et Big Cindy qui travaillent en collaboration avec Myron. Il y a, Térèse, personnage énigmatique, qui est apparue une première fois dans « mauvaise base». Je souligne aussi ici, la personnalité attachante de Berléand, le flic français, que Myron embarquera dans ses aventures jusqu'aux Etats-Unis… (On a là un clin d'oeil à l'adaptation cinématographique de « Ne le dis à personne » de G. CANET) mais niveau hommage à la France, malheureusement ça s'arrête là, car on a droit hélas, à tous les clichés qu'il peut exister sur les français et les poncifs qui s'y rapportent.….

Sinon, le fait d'avoir lu cet ouvrage maintenant (en 2017) fait un étrange écho aux différents attentats qui ont eu lieu à Paris en 2015 et 2016, sans parler de partout ailleurs dans le monde. Je pense qu'on ne se dit pas la même chose en 2017 qu'en 2009 ou 2010… à la lecture de la fin de ce roman.

Fragments
Marilyn Monroe
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