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Dieu n'habite pas La Havane

               Yasmina Khadra

                         (2016)

Le pitch:

 

À l’heure où le régime castriste semble avoir vécu, Juan del Monte Jonava, à cinquante ans passés, chante toujours dans les cabarets de La Havane. Sa voix magnifique qui électrisait les foules lui a valu le surnom de « Dom Fuego », mais le temps s’est écoulé et sa gloire s’est ternie. À l’instar de nombreux Cubains habitués aux restrictions, Juan vit chez sa sœur et sa nombreuse famille. En quête d’un nouveau contrat, il traîne son mal être dans les rues de la ville, quand il tombe sur Mayensi, une jeune fille rousse et sauvage qui a fui son village. Touché par la grâce et le désarroi de la jeune fille, Dom Fuego décide de l’emmener chez sa sœur. Malgré la différence d’âge, il éprouve pour elle une attirance de plus en plus forte et, à son contact, la vitalité et la passion qu’il croyait à jamais disparues renaissent en lui. Hélas, cette beauté farouche semble nourrir une étrange méfiance à l’égard des hommes. Et si dom Fuego réussit à la séduire, il sait que ce moment de bonheur parfait qu’elle lui offre ne pourra être qu’une parenthèse miraculeuse.


Dieu n’habite pas La Havane est d’abord un chant d’amour dédié à toutes ces fabuleuses destinées, d’ici ou d’ailleurs, contrariées par un régime autoritaire et corrompu, ou par l’injustice d’un sort qu’elles n’ont pas choisi.


Chaque façade décrépie de La Havane cache une existence partie en volute, consumée en vain. De la splendeur oubliée de cette ville, il restera toujours un charme indéfinissable. De même que lorsque tout s’effondre autour de Dom Fuego, deux piliers indispensables lui resteront fidèles : sa famille et… la musique. Alliant la maîtrise et le souffle d’un Steinbeck contemporain, Yasmina Khadra mène avec subtilité une réflexion nostalgique sur la jeunesse perdue, sans cesse contrebalancée par la jubilation de chanter, de danser et de s’offrir sans compter à son public.

 

Mon avis:

 

« Don Fuego » de son nom de scène, (Juan del Monte Jonava de son vrai nom) est chanteur de Rumba dans un « café » mythique de la Havane, le « Buena Vista », où il enflamme la scène soirs après soirs avec des vieux standards de musique Cubaine. Malheureusement, la privatisation de ce lieu entraine « Don Fuego » au chômage. Là, il traine son mal de vivre et son égo mis à mal pendant la première moitié du bouquin. La seconde est consacrée à sa rencontre avec Mayensi, une beauté mystérieuse et fantasque éprise de poésie. A priori sur une idée sympathique, Je n'ai malheureusement pas vraiment adhéré à cette histoire et on ne sait pas vers quoi se dirige l'écrivain.

 

Mi- thriller avec des assassinats étranges mais qui ne sont qu'effleurés, mi- roman d'amour presque à l'eau de rose, je n'ai ressenti aucune d'empathie pour le héros ou plutôt l'anti-héros devrait-on dire. En effet il s'apitoie sur son sort à longueur de page et ce jusqu'à la fin; pas d'affinité non plus avec les personnages périphériques tel que Mayensi, de plus on ne sent pas non plus de sympathie de l'auteur pour Cuba où j'ai trouvé la description vraiment peu flatteuse pour la ville et plein de clichés sur Cuba en général. le seul coup de coeur de ce roman est pour Panchito et sa trompette magique qui semble le seul à avoir un peu de bon sens dans cette histoire invraisemblable! Pourtant l'écriture coule bien et on lit cette histoire avec plaisir mais il y manque un peu d'entrain pour mon gout. Avis très mitigé donc….

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